Face à l’intensification de la menace terroriste au Sahel, le Sénégal franchit un cap diplomatique en affichant un soutien explicite au Mali. Par la voix du président Bassirou Diomaye Faye, Dakar appelle à une réponse collective et urgente sonnant comme un avertissement adressé à l’ensemble des États ouest-africains, comme quoi le péril est commun et la riposte doit l’être tout autant.
Il arrive un moment où se taire devient une erreur. En soutenant le Mali, le Sénégal fait un choix fort. Il reconnaît que la lutte contre le terrorisme dépasse les frontières et elle concerne toute l’Afrique de l’Ouest.
Un signal fort dans un contexte de menaces croissantes
Depuis plusieurs années, le Sahel fait face à une pression constante des groupes armés terroristes. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont en première ligne. Les attaques sont fréquentes et souvent coordonnées. Les groupes armés adaptent leurs méthodes et étendent leur influence. Dans ce contexte, la position de Dakar marque une évolution importante et le président Bassirou Diomaye Faye met en avant la nécessité d’une réponse collective, car selon lui, aucun pays ne peut affronter seul une menace aussi mobile et organisée.
Le Sahel au cœur d’une menace qui s’étend
La crise sécuritaire ne se limite plus au Sahel central. Elle touche progressivement les pays côtiers. Les signes sont évidents et visibles à travers les multiples tentatives d’infiltration signalées ainsi que des réseaux qui se mettent en place. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger jouent un rôle de rempart pour toute la région. Leur combat protège aussi les autres États. Si ces pays cèdent, les conséquences seront graves pour l’ensemble de la sous-région.
Une convergence des volontés devient nécessaire
L’appel du Sénégal doit être entendu. Le Togo montre déjà une volonté d’agir. Il renforce sa coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel, une dynamique salutaire en ce sens qu’il partage des renseignements avec les pays de l’AES notamment le Burkina Faso avec qui il fait frontière.
Un impératif pour l’Afrique de l’Ouest
L’initiative du Sénégal trace une voie et rappelle l’urgence d’une mobilisation collective. Ainsi le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye invite les autres dirigeants à agir sans attendre. La réalité est simple. Le terrorisme est une menace régionale et ne s’arrête pas aux frontières. Seule une solidarité forte et concrète peut permettre de le combattre efficacement.
Le Sénégal a pris position. Le message est lancé. Les autres pays doivent maintenant agir car si rien n’est fait, cette menace finira par toucher tout le monde.

