Les Forces armées maliennes poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs du territoire. Entre le 30 et le 31 août 2026, des regroupements de groupes armés ont été détectés puis frappés à Aguelhoc et Niono, tandis que de nouvelles opérations annoncées ce 1er septembre concerne Aguelhoc et Ménaka. Une succession d’actions qui met en évidence la place prise par le renseignement, la surveillance et les frappes ciblées dans l’opération Dougoukoloko.
Du Nord au Centre, les opérations se succèdent et les distances n’empêchent plus les FAMa d’exercer simultanément une pression sur plusieurs foyers d’insécurité. En l’espace de quelques jours, Aguelhoc, Niono puis Ménaka sont apparus comme autant de secteurs où la surveillance a débouché sur des frappes contre des positions de groupes armés, selon les communiqués des FAMa. Le 30 août, l’exploitation de renseignements a permis, selon l’État-major général des Armées, de détecter plusieurs points de regroupement à l’ouest d’Aguelhoc. Du matériel de guerre aurait été observé sur les positions avant leur ciblage. Le lendemain, le dispositif s’est déplacé vers Niono, où plusieurs autres regroupements ont été détectés au nord-ouest de la ville puis frappés.
Mais les opérations ne se sont pas arrêtées là
Selon de nouvelles informations rendues publiques ce 1er septembre, quatre points de regroupement ont également été ciblés en périphérie d’Aguelhoc, après des tirs indirects dirigés contre la localité. Dans le même temps, plusieurs positions ont été repérées à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Ménaka et frappées après observation de matériels de guerre. Cette succession d’opérations dessine une stratégie où le renseignement et la surveillance semblent précéder de plus en plus systématiquement l’engagement des moyens de frappe. L’objectif affiché par le commandement reste de repérer les concentrations de groupes armés, de perturber leurs mouvements et d’empêcher la reconstitution de positions capables de menacer les localités.
Dougoukoloko entre ainsi dans une phase où l’enjeu ne semble plus seulement être de répondre aux attaques, mais de rechercher les regroupements avant qu’ils ne puissent agir. D’Aguelhoc à Niono, puis jusqu’à Ménaka, les dernières opérations montrent une armée qui tente d’étendre cette pression sur plusieurs théâtres à la fois. La durée et les résultats de cette stratégie permettront désormais d’en mesurer la portée réelle.

