Wednesday, 14 October, 2026

À DORI, LE COMMANDEMENT MILITAIRE AU PLUS PRÈS DE CEUX QUI TIENNENT LE FRONT


Du 31 août au 1er septembre 2026, le chef d’État-major général des Armées, le général de division Moussa Diallo, s’est rendu à Dori auprès des forces combattantes de la 4e Région militaire et du Groupement des forces pour la sécurisation du Sahel. Entre évaluation du dispositif opérationnel, échanges avec les cadres militaires et visite aux soldats blessés, ce déplacement au cœur d’une région éprouvée par des années de lutte contre le terrorisme traduit une exigence qui ne faiblit pas. Préserver les acquis et poursuivre sans relâche la traque des groupes armés.

À Dori, il n’était pas question d’une visite de convenance, le général de division Moussa Diallo est venu là où la guerre impose ses réalités, ses sacrifices et ses exigences. Là où des hommes veillent, combattent et tiennent leurs positions dans un environnement dont la rudesse ne laisse guère de place au relâchement. Pendant deux jours, le chef d’État-major général des Armées a pris le pouls de ce front essentiel du dispositif sécuritaire burkinabè. À ses côtés se trouvait notamment le colonel Issa Yaguibou, chef d’État-major de la Gendarmerie nationale et parrain du Groupement des forces pour la sécurisation du Sahel. Ensemble, ils sont allés au contact des forces de la 4e Région militaire et du GFSS engagées dans cette partie du territoire national. Le déplacement avait d’abord une portée opérationnelle. Il fallait examiner la situation sécuritaire, apprécier le dispositif déployé sur le terrain et échanger directement avec les cadres des Forces de défense et de sécurité de la région.

Mais derrière les cartes d’état-major, les positions et les impératifs militaires, il y avait aussi les hommes

Le général Moussa Diallo s’est rendu auprès des blessés de la garnison. Une étape qui rappelle ce que la reconquête et la sécurisation du territoire exigent de ceux qui les portent quotidiennement. Certains en reviennent meurtris, d’autres continuent de tenir leurs positions, tous participent à un même effort dont le prix humain ne saurait être réduit aux seuls comptes rendus opérationnels.

Tenir ne suffit plus

Le message adressé aux combattants ne souffre, lui, d’aucune ambiguïté. Après avoir félicité et encouragé les FDS et les Volontaires pour la défense de la patrie, le chef d’État-major général des Armées leur a demandé de maintenir le cap et surtout d’accentuer la traque de l’ennemi. Ces quelques mots donnent sa véritable portée au déplacement de Dori. Dans une guerre asymétrique où les groupes armés cherchent à exploiter les distances, les espaces difficiles d’accès et la mobilité de petites unités, conserver l’initiative constitue un enjeu majeur. La pression exercée sur l’adversaire doit donc se poursuivre au-delà de la défense des positions. Il s’agit de surveiller, anticiper, renseigner, poursuivre et empêcher les groupes terroristes de retrouver la liberté de mouvement dont ils ont besoin pour se réorganiser.

Dori, une ville qui continue de tenir

Le choix de Dori n’est évidemment pas anodin. Dans cette partie du Burkina Faso, les années de violence terroriste ont profondément bouleversé les équilibres sociaux, économiques et sécuritaires. Pourtant, malgré les épreuves, la ville demeure debout et les forces qui y sont déployées continuent d’assurer leur mission. Le général Moussa Diallo a d’ailleurs rencontré le gouverneur de la région, autre illustration de cette articulation indispensable entre commandement militaire, administration territoriale et populations. Car la bataille engagée au Burkina Faso dépasse désormais le seul affrontement armé. Elle se joue également dans la capacité de l’État à demeurer présent, à faire fonctionner ses institutions, à protéger les communautés et à redonner progressivement une vie normale aux territoires éprouvés.

Le Burkina Faso connaît le prix de cette guerre. Il connaît ses blessures, ses absences et les sacrifices consentis depuis des années. Mais une autre réalité s’est également imposée. Malgré la difficulté du terrain et la persistance de la menace, les hommes chargés de défendre cette portion du territoire sont toujours à leur poste.

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