Thursday, 28 May, 2026

ASSIMI GOÏTA PARLE ET LE MALI RAPPELLE QU’IL NE PLIERA PAS


Dans les heures les plus tendues, la parole d’un chef d’État vaut souvent bien davantage qu’un simple discours. En s’adressant à la nation après les attaques du 25 avril, le président Assimi Goïta a voulu transmettre un message clair. Le Mali encaisse les coups, mais ne cède ni à la panique, ni au découragement, ni au renoncement.

Face à l’épreuve, certaines nations vacillent. D’autres se redressent. Le Mali appartient à cette seconde catégorie. Lorsque le président Assimi Goïta a pris la parole ce 28 avril, ce n’est pas seulement un dirigeant qui s’exprimait, mais un pays déterminé à poursuivre son chemin malgré les blessures de la guerre. Le ton était grave, ferme et maîtrisé. En affirmant qu’un violent coup d’arrêt avait été porté aux assaillants et que la situation demeurait sous contrôle, le chef de l’État a cherché à restaurer l’essentiel dans les périodes de crise, la confiance nationale. Car dans la guerre moderne, la bataille psychologique compte autant que les affrontements sur le terrain. Depuis des années, les forces maliennes affrontent des groupes armés terroristes mobiles, brutaux et soutenus par des réseaux multiples. Malgré les pertes, malgré les embuscades, malgré les campagnes de désinformation, elles tiennent, elles avancent, elles se réorganisent et elles frappent. Peu d’États auraient supporté une pression sécuritaire aussi constante sans s’effondrer.

Le Mali, lui, poursuit sa route. La souveraineté a un prix élevé. Elle exige des sacrifices humains, des efforts financiers, une endurance politique et une patience historique. Bamako en connaît le coût, mais refuse d’abandonner ce cap au moment même où il devient décisif. Ce que révèle aussi cette séquence, c’est la capacité de résilience d’un peuple habitué à transformer l’adversité en énergie collective. À chaque crise annoncée comme fatale, le Mali oppose la continuité de l’État, la mobilisation de son armée et la fierté d’une nation debout. Les groupes terroristes espéraient semer la peur mais ils se sont heurtés à une armée qui combat avec une détermination renforcée.

Combattu, souvent éprouvé, parfois blessé, le Mali n’est pas vaincu. Il avance avec la lenteur des nations solides et la force des peuples enracinés. Tel un phénix, il renaît de ses cendres, plus aguerri, plus résilient et plus décidé que jamais à écrire lui-même son destin.

0 comments on “ASSIMI GOÏTA PARLE ET LE MALI RAPPELLE QU’IL NE PLIERA PAS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *