L’ÉTAT SERRE LA VIS ET RADIE PLUS DE 5 000 AGENTS POUR ASSAINIR LA FONCTION PUBLIQUE
Le gouvernement poursuit la réforme de son administration publique avec la radiation de 5 125 agents de la fonction publique. Cette opération d’assainissement des effectifs entre dans le cadre de la restauration de la rigueur dans la gestion des ressources humaines de l’état. Conscient qu’une administration ne peut remplir pleinement sa mission que lorsqu’elle repose sur la discipline, la responsabilité et le respect des règles qui encadrent le service public, les autorités guinéennes veulent redorer le blason de son administration et affiche sa volonté de mettre un terme aux dysfonctionnements liés à la gestion des effectifs et de bâtir une administration plus crédible, plus performante et davantage au service des citoyens.
La Guinée franchit une nouvelle étape dans la réforme de son administration publique. Les autorités ont décidé de radier 5 125 agents de la fonction publique, principalement pour abandon de poste, dans le cadre d’une vaste opération d’assainissement des effectifs. Cette décision s’inscrit dans une politique de modernisation visant à renforcer la discipline, la transparence et l’efficacité des services de l’État. Selon les informations officielles, 4 906 agents ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres avaient dépassé la durée légale de cinq années autorisées pour une mise en disponibilité, sans régulariser leur situation. L’opération touche plusieurs institutions stratégiques de l’État, parmi lesquelles la présidence de la République ainsi que les ministères chargés de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, des Affaires étrangères, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme. Cette large couverture traduit la volonté des pouvoirs publics d’appliquer les mêmes exigences de discipline et de responsabilité à l’ensemble de l’appareil administratif, sans distinction de secteur.
Avant le prononcé de leur radiation, les agents concernés avaient bénéficié d’une suspension conservatoire de trois mois leur offrant la possibilité de reprendre effectivement leurs fonctions. L’absence de régularisation à l’issue de ce délai a conduit les autorités à rendre la mesure définitive, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a néanmoins précisé que cette radiation n’entraîne pas la perte des droits à pension des anciens agents, lesquels demeurent garantis par les textes applicables. Cette précision illustre la volonté de concilier la fermeté nécessaire à la réforme administrative avec le respect des droits acquis des fonctionnaires.
À travers cette vaste opération, la Guinée confirme son ambition de disposer d’une administration plus performante, plus disciplinée et mieux adaptée aux exigences de la gouvernance publique contemporaine. En privilégiant la transparence dans la gestion des effectifs et le respect des règles statutaires, les autorités guinéennes entendent créer les conditions d’un service public plus efficace, capable de répondre avec davantage de responsabilité aux attentes des citoyens et aux défis du développement national.

