Après l’exil forcé, le retour chez soi. Au Burkina Faso, 1 346 769 personnes déplacées, issues de 226 404 ménages, étaient retournées et accompagnées dans 1 055 localités au 31 juillet 2026, selon le bilan présenté le 5 octobre à Ouagadougou par la ministre de la Famille et de la Solidarité, Pélagie Kaboré. Pour ces familles, retrouver leur localité ouvre une nouvelle étape, celle de reconstruire leur vie.

Retrouver sa terre après avoir dû la quitter. Pour plus de 1,3 million de personnes, cette perspective s’est concrétisée, selon les données du ministère de la Famille et de la Solidarité. Leur retour dans leurs localités ouvre un nouveau chapitre après les bouleversements provoqués par le déplacement. Ces résultats ont été présentés lors du Dialogue avec le peuple, organisé le 5 octobre dans le cadre de l’exposition gouvernementale à Ouagadougou. Devant les représentants des forces vives, des associations féminines ainsi que des élèves et étudiants des structures de formation en travail social, Pélagie Kaboré a exposé les principales actions de son département. Au 31 juillet 2026, le ministère comptabilisait précisément 1 346 769 personnes retournées et accompagnées, représentant 226 404 ménages répartis dans 1 055 localités. Ce bilan met en lumière l’ampleur des retours enregistrés et l’accompagnement apporté aux familles concernées. La ministre a souligné le caractère collectif des résultats présentés. Elle a également rappelé la place de la solidarité nationale et de la protection des personnes vulnérables dans l’action de son département, inscrite dans les orientations du plan RELANCE pour la période 2026 à 2030.
La rencontre a aussi permis de présenter les dispositifs destinés à rapprocher les services sociaux des citoyens. Parmi eux figurent la plateforme numérique Deme Sira, qui permet de soumettre des demandes d’assistance et de contribuer à l’effort de solidarité, ainsi que le Service social mobile, lancé en avril 2026 dans le Kadiogo.
Le retour de ces populations marque une étape précieuse pour les familles comme pour leurs communautés. Après le temps du départ contraint vient celui des retrouvailles et de la reconstruction. Pour ces ménages, reprendre le chemin de leur localité, c’est retrouver un ancrage et la possibilité d’y écrire la suite de leur histoire.

