Sunday, 05 July, 2026

LE BURKINA FASO RENFORCE SON OFFRE DE SOINS ET RAPPROCHE LA DIALYSE DES POPULATIONS


Avec l’inauguration simultanée de quatre nouveaux centres d’hémodialyse à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma, le Burkina Faso poursuit le renforcement de son système de santé. Au-delà de l’extension des capacités de prise en charge, cette initiative traduit la volonté des autorités de rendre les soins spécialisés plus accessibles et de réduire les inégalités territoriales en matière de santé. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé le samedi 20 juin 2026 à Banfora à l’inauguration simultanée de quatre nouveaux centres d’hémodialyse implantés à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Cette réalisation s’inscrit dans la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès aux soins spécialisés et de modernisation du système national de santé.

À travers ces infrastructures réalisées pour un coût global de 1,2 milliard de francs CFA, les autorités burkinabè entendent rapprocher les services médicaux de haute technicité des populations et réduire les contraintes auxquelles sont confrontés les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique. Les nouveaux centres permettront d’assurer plus de 45 000 séances supplémentaires chaque année, portant la capacité nationale de prise en charge à plus de 200 000 séances annuelles. Lors de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a souligné que ces réalisations s’inscrivent dans la vision portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui place la santé parmi les priorités de l’action publique aux côtés des efforts engagés pour la reconquête du territoire et le renforcement de la sécurité nationale.

« Dans la marche de la Révolution progressiste populaire, nous n’oublions pas la question de l’amélioration significative des conditions de vie des populations. En la matière, la santé constitue l’une des grandes priorités définies par le camarade Président du Faso », a déclaré le Premier ministre.

Cette politique de renforcement de l’offre sanitaire se traduit également par des mesures sociales destinées à alléger le poids financier des traitements. La caution de 500 000 francs CFA autrefois exigée avant l’admission des patients a été supprimée. Par ailleurs, l’État prend désormais en charge 80 % du coût des séances de dialyse, ramenant la contribution du patient de 15 000 à 2 500 francs CFA par séance. L’ambition affichée dépasse les quatre centres inaugurés. Quatre nouvelles structures sont annoncées à Koudougou, Manga, Ziniaré et Kaya, tandis que deux grands centres spécialisés de 200 et 100 postes sont prévus dans les régions du Kadiogo et du Guiriko. Ces investissements visent à répondre à une demande croissante dans un pays où les maladies rénales représentent un défi majeur de santé publique.

Dans un contexte où l’insuffisance rénale continue d’affecter des milliers de familles burkinabè, l’extension du réseau national d’hémodialyse constitue une avancée importante pour l’accès aux soins spécialisés. En multipliant les infrastructures et en réduisant les coûts supportés par les patients, les autorités entendent faire de la santé un levier concret d’amélioration des conditions de vie et de renforcement de la solidarité nationale.

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