Dans un contexte marqué par la recherche d’une plus grande autonomie financière de l’État, l’administration douanière burkinabè poursuit sa stratégie de proximité avec ses agents de terrain. Réunis autour du directeur général des douanes, le Dr Yves KAFANDO, les vérificateurs ont été appelés à consolider leurs performances dans la mobilisation des recettes et la lutte contre la fraude. Cette rencontre a également permis d’aborder les difficultés opérationnelles auxquelles ils sont confrontés afin de renforcer l’efficacité de l’action douanière sur l’ensemble du territoire national.
Sous un ciel chargé de pluie, mais dans une atmosphère empreinte de détermination, les vérificateurs des douanes venus de différents bureaux du pays ont répondu présents à l’invitation de leur hiérarchie. Cette rencontre de travail, tenue le 13 juin 2026 à Ouagadougou, s’inscrit dans la volonté de l’administration douanière de maintenir un dialogue constant avec les agents qui se trouvent au cœur du dispositif national de collecte des recettes et de contrôle des flux commerciaux. Acteurs essentiels de la chaîne douanière, les vérificateurs occupent une place stratégique dans la sécurisation des ressources publiques. Chargés du contrôle des déclarations et du respect des procédures de dédouanement, ils constituent également l’un des principaux remparts contre la fraude, la contrebande et les pratiques susceptibles d’affaiblir les capacités financières de l’État.
Au cours des échanges, le directeur général des douanes, le Dr Yves Kafando, a rappelé l’importance de la maîtrise rigoureuse des procédures ainsi que la nécessité de maintenir un niveau élevé d’exigence professionnelle. Si les résultats enregistrés à ce stade de l’année sont jugés encourageants, la direction générale entend poursuivre les efforts afin de répondre aux objectifs fixés en matière de recettes fiscales et de sécurisation des opérations commerciales. Cette rencontre a également été l’occasion d’aborder sans détour les réalités du terrain. Les vérificateurs ont exposé plusieurs difficultés liées notamment aux infrastructures, à l’organisation du travail et à la fluidité des opérations dans certains bureaux. Une démarche d’écoute appréciée par les agents, qui y voient la preuve d’une administration soucieuse de comprendre leurs contraintes afin d’y apporter des réponses adaptées.
Pour la hiérarchie douanière, l’amélioration des conditions de travail demeure un facteur déterminant dans la recherche de meilleures performances. Les préoccupations recensées feront l’objet d’un suivi destiné à faciliter l’exercice des missions confiées aux agents et à renforcer leur efficacité au quotidien.
Du côté des vérificateurs, les échanges ont été accueillis avec satisfaction. Les encouragements reçus, la reconnaissance des efforts accomplis ainsi que les orientations données par la direction générale ont contribué à renforcer leur motivation. Plusieurs participants ont souligné l’intérêt de ces cadres de concertation qui favorisent le partage d’expériences, l’amélioration des pratiques professionnelles et le développement d’un esprit de corps au sein de l’institution. Au fil des mois, ces rencontres de proximité sont devenues un élément central de la gouvernance douanière. En allant régulièrement à la rencontre de ses agents, aussi bien dans la capitale qu’au sein des régions, l’administration entend bâtir une culture de responsabilité partagée et de performance collective.
À l’heure où le Burkina Faso multiplie les initiatives pour consolider ses ressources internes, la douane apparaît plus que jamais comme un levier essentiel de l’action publique. Derrière les chiffres et les procédures se dessine un engagement quotidien porté par des femmes et des hommes dont la mission dépasse le simple recouvrement des recettes et participe pleinement à l’affirmation de la résilience économique du pays.

