Le président guinéen Mamadi Doumbouya a créé, par un décret rendu public le mercredi 30 septembre 2026 à la télévision nationale, l’École de guerre de Guinée. Ce nouvel établissement d’enseignement militaire supérieur interarmées sera dirigé par le général Amadou Kaba, assisté du colonel Joël Lamah. Ses missions, son organisation et son fonctionnement seront précisés par un arrêté du ministre chargé de la Défense nationale.

Former ceux qui auront à penser et à conduire les opérations militaires. En instituant une école de guerre, la Guinée ouvre un nouveau chapitre de son enseignement militaire supérieur, avec une structure destinée à réunir les différentes composantes de ses forces armées dans un même cadre de formation. Le décret définit l’école de guerre de Guinée comme un établissement d’enseignement militaire supérieur de deuxième degré à caractère interarmées. Cette disposition lui donne une assise juridique et fixe la nature de l’enseignement qu’elle devra dispenser. Les contours précis de ses activités restent toutefois à déterminer. À la tête de l’institution, le général de deuxième section Amadou Kaba aura la charge d’accompagner sa mise en place. Il sera secondé par Joël Lamah, promu à titre exceptionnel au grade de colonel avant sa nomination comme directeur adjoint. Il faut noter que ces décisions, annoncées le même jour que la création de l’école, installent ainsi sa première équipe dirigeante, et la prochaine étape relève du ministère délégué à la présidence chargé de la défense nationale. Un arrêté devra définir les missions de l’établissement, son organisation et ses règles de fonctionnement. Il permettra de préciser la place de cette école dans le dispositif guinéen de formation militaire, ainsi que les modalités de son activité. À ce stade, les informations rendues publiques ne mentionnent ni le calendrier d’ouverture des enseignements, ni les conditions d’admission, ni les effectifs attendus. Aucun montant budgétaire n’a non plus été annoncé dans les éléments consultés. La création de l’institution et la désignation de ses responsables constituent ainsi les premières étapes d’un chantier dont la concrétisation reste à suivre.
L’enjeu sera désormais de faire vivre cette école, en lui donnant les moyens humains et pédagogiques nécessaires. Sa portée se mesurera dans les salles de cours, puis dans l’exercice du commandement, lorsque les connaissances acquises devront éclairer des décisions qui engagent la sécurité du pays et la vie des hommes.

